Graeme Allwright, Johnny

Johnny

Cette chanson figure sur l'album Joue, joue, joue qui est paru en 1966. Graeme Allwright y dénonce l'absurdité de la guerre et le cynisme de ceux qui manipulent l'opinion et arment le bras de jeunes hommes ignorants

Johnny, Graeme Allvright

 

Tu es parti là-bas sans savoir pourquoi
Je n'crois pas que tu cherchais la gloire
Tu avais peut-être seulement du mal à jouer le jeu
Dans ta petite ville sans histoire
On t'a dit que là-bas la cause était juste
Qu'il fallait vaincre à tout prix
Puis c'est facile de laisser les autres penser pour soi
Alors sans savoir pourquoi tu es parti

[Refrain] :
Mais c'est bientôt fini Johnny
Vois-tu encor le soleil ?
C'est bientôt fini Johnny
Sens-tu venir le sommeil ?

Toi qui lisais les bandes dessinées
Et te voyais en surhomme vainqueur
Là-bas dans l'enfer des forêts vertes
Tu as appris à connaître la peur
Tu as appris à manier des armes nouvelles
A brûler des femmes et des enfants
Tu n'aimais pas ça, mais on n'a pas le choix
Et la peur est un maître exigeant

[Refrain]

Les soirs de chaleur dans le quartier réservé
Tu dégueulais toute ta bile
Tu creusais le vide du désespoir
Dans tes ébats virils
Mais souvent tu pensais à une après-midi
Où tu l'a vue dans un milk-bar
C'était un peu pour elle que t'avais oublié la bande
Et les cuites du samedi soir

[Refrain]

Entends-tu Johnny les avions s'en aller
Ils retournent maintenant à leurs bases
Ils ont tout lâché et leurs bombes sont tombées
Sur toi Johnny et tes camarades
Oui c'est comme ça absurde et cruel
J'crois qu'tu commences à comprendre
Mais c'est un peu tard, oui, un peu tard
Bientôt la nuit va descendre

Maintenant c'est fini Johnny
Tes yeux se ferment déjà
Maintenant c'est fini Johnny
Dans cette terre meurtrie, tu dormiras

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